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Peut-on se fier au label MSC ?

Attention aux captures de dauphins ou de tortues ! Et ces poissons capturés trop jeunes…

Rapport de Bloom sur le label MSC

Paru le 1 avril 2025

Ecrit par Elsa de Mon Quotidien Autrement

On le trouve sur des bâtonnets de crabes, des filets de cabillaud, ou bien des conserves de thon. Mais le label MSC est-il frauduleux ? La certification Marine Stewardship Council a été créée afin de lutter contre la surpêche et de guider le consommateur. En France, 14 pêcheries sont certifiées MSC pêche durable, soit 19 % des captures totales de produits de la mer des navires de pêche français. Dans le monde, le MSC assure que près de 20 % des captures de poisson sauvage dans le monde sont engagées dans son programme.

Mais voilà plusieurs années que des critiques émergent. La dernière en date vient de la fort reconnue fondation Bloom.

Claire Nouvian, sa fondatrice, dénonce même, dans une vidéo, une « manipulation à échelle industrielle ». Des sandwichs filets-o-fish vendus par Mc Donalds sont même certifiés ! « Près de 83% des poissons certifiés par le label MSC sont pêchés avec des pratiques destructrices ». Dauphins ou tortues ou poissons capturés trop jeunes…

1/3 des stocks de poissons victime de surpêche

La part des populations de poissons surexploitées ne cesse de grandir, passant de 10 % en 1974 à 37,7 % en 2021, selon la FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations). Un tiers des stocks de poissons est victime de la surpêche, et 20% des prises mondiales est le résultat de la pêche illégale, avance le WWF.

Outre ses failles strictement environnementales, le label serait aussi peu regardant sur les conditions de travail dans les usines qu’il certifie.

The Outlaw Ocean Project est un collectif de journalistes dont les travaux ont été publiés dans Le Monde. Le collectif indiquait que onze usines chinoises de poisson faisant travailler des Ouïgours (et qui pour certaines fournissaient Carrefour en France) étaient labellisées MSC. De quoi nuancer les déclarations d’Amélie Navarre, directrice du MSC France, qui disait dans Ouest France l’an dernier : « Nous sommes conscients que la durabilité humaine et sociale est également un enjeu crucial. » Et citait des mesures, telles que l’interdiction, depuis 2014, de certifier des entreprises condamnées pour travail forcé.

Alors, faut-il se détourner de cette certification ? « Les consommateurs peuvent continuer de s’orienter à l’aide de ce label. Mais ils ne doivent pas s’attendre à ce que tout soit parfait », écrit le WWF, qui parle de « sérieuses lacunes ». Surtout, il conseille de considérer poissons et fruits de mer comme des mets occasionnels et non des « produits de masse ».

Que faire ?

– signez les pétitions de Bloom et suivez leur travail ;

– lisez notre interview d’une députée qui se mobilise sur la défense de la pêche artisanale ;

– consultez notre guide pratique écologique sur les méthodes de pêche durable ;

– préparez-vous un bon sandwich au tartare de pois chiches et algues.

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