En moyenne, nous mangeons 33,7 kg de produits de la mer par an en France. Une consommation durable s’élèverait autour de 8 kg de poisson et devrait être beaucoup plus diversifiée. Car quatre produits de la mer sont surconsommés en France : le thon, le saumon, le cabillaud et les crevettes.
Pourquoi est-ce un problème de consommer ces espèces en grande quantité ?
Alors que c’est le poisson le plus consommé en France et en Europe, le thon est pêché à l’aide de technique destructrices, qui mettent à mal les écosystèmes marins. Et surtout surpêché.
Le saumon est quant à lui aujourd’hui en grande partie issu de l’élevage. Et donc nourri avec de la farine… de poisson. On estime d’ailleurs qu’il faut plus d’un kilo de poisson sauvage pour produire un kilo de poisson d’élevage. Cette pêche minotière se fait à très gros volume, avec d’énormes navires peu respectueux de l’environnement.
Le crevettes, la plupart du temps vendues cuites ou congelées, proviennent bien souvent d’Equateur, du Panama, de Thaïlande ou de Madagascar. Elles sont également nourries avec de la farine de poissons. Sans parler du fait que des mangroves sont détruites pour construire des bassins permettant cet élevage.
Consommer d’autres produits de la mer
D’autres espèces sont pourtant présentes sur les étals. Tourteaux et araignées de mer constituent une bonne alternative, française, aux crevettes. Merlu, tacaud, merlan bleu, anchois ou sardine peuvent être consommés à la place du thon, du saumon ou du cabillaud. Ces espèces sont actuellement très peu valorisées. Elles ont pourtant très bon goût, sont riches en oméga-3 et contiennent beaucoup moins d’éléments chimiques toxiques -comme le mercure- que des espèces comme le thon. C’est aussi une façon de réduire la pression sur les espèces sur-consommées.