La majorité des fêtes du calendrier ont des origines païennes et la Saint-Jean ne fait pas exception. Proche du solstice d’été (21 juin), la Saint-Jean était déjà fêtée du temps des Celtes, quelque 500 ans avant Jésus-Christ.
Un rite aux origines celtiques…
Il n’avait pas échappé à ces grands adorateurs de la nature que le soleil brillait plus fort en cette période du mois de juin. Pour le célébrer, mais aussi bénir les moissons, des feux étaient allumés toute la nuit. On retrouve ce culte du feu associé au solstice d’été en Chine, en Scandinavie, en Turquie, chez les Incas et dans certains rites vaudous.
…récupéré par les Chrétiens
Reprise par les Chrétiens, cette fête est devenue l’occasion de célébrer Jean le Baptiste. Dans la plupart des paroisses françaises, la Saint-Jean était la fête de la jeunesse. Très populaire, elle donnait lieu à des feux de joie qui devaient se voir le plus loin possible et briller toute la nuit. Une fois que le bûcher était enflammé par un des personnages importants du village, suivaient des danses autour du brasier, des sauts par dessus les flammes ou encore le passage des troupeaux à travers la fumée afin de les préserver des épidémies.
Des coutumes différentes
Ainsi, dans l’Est de la France, un bûcher de bois d’une dizaine de mètres était construit pour être brûlé le soir de la fête. A Paris, celui-ci était dressé sur la place de Grève et allumé par le roi. Le dernier monarque ayant enflammé le feu de Grève de ses mains est Louis XIV.
Essoufflement
Si au Québec, la Saint-Jean est encore une fête chômée et qu’au Mexique on s’asperge d’eau qui serait, ce jour là, miraculeuse, la tradition s’est essoufflée en France. S’adaptant aux exigences de sécurité de nos jours et sous des formes différentes, quelques irréductibles s’emploient à maintenir ce phénomène populaire.